Programme DU 26 AU 31 JUILLET 2016 Heureux les miséricordieux car ils obtiendront miséricorde (Mt 5, 7)

Mardi 26 juillet 2016 : Les journées mondiales de la Jeunesse à Cracovie commenceront, après les Journées en Diocèses, par une messe d’ouverture dans la soirée.

Mercredi 27 au vendredi 29 juillet 2016 : Les matinées seront consacrées à des catéchèses avec les évêques. L’après-midi, les jeunes pourront participer au festival de la jeunesse, où des groupes de jeunes venus du monde entier proposeront des initiatives culturelles (concerts, spectacles, expositions, …).

Jeudi 28 juillet : Dans la soirée aura lieu la cérémonie d’accueil du Pape à Cracovie.

Vendredi 29 juillet : Le Pape et les Jeunes prieront ensemble le chemin de croix.

Samedi 30 juillet : Les pèlerins se mettront en marche vers le lieu de la veillée avec le Pape.

Dimanche 31 juillet : Aura lieu la messe finale où sera annoncé le lieu des prochaines JMJ.

Saint Jean-Paul II

Saint Jean-Paul II, de son nom de naissance Karol Wojtyla, a vécu la plus grande partie de sa vie à Cracovie. Comme il aimait le rappeler : « Ici, sur cette terre, je suis né. Ici, à Cracovie, j’ai passé la plupart de ma vie (…) Ici aussi, j’ai expérimenté la grâce de la vocation sacerdotale (…). Ici aussi, dans la cathédrale de Wawel, j’ai reçu la consécration épiscopale »

Karol Wojtyla est né à Wadowice, le 18 mai 1920. En 1938, il déménage à Cracovie avec son père pour étudier la littérature polonaise à l’université Jagellonne. En 1942, il rejoint le séminaire secret de Cracovie et est ordonné prêtre le 1er novembre 1946. Ensuite, il se rend à Rome pour poursuivre ses études jusqu’en 1948. A son retour en Pologne, la même année, il passe sept mois dans une petite paroisse à Niegowic près de Cracovie. Puis, il est nommé à Saint-Florian à Cracovie, où il a l’habitude d’emmener les jeunes en montagne et faire du kayak.

Piotr JACKOWSKI FEDOROWICZ/CIRIC

Piotr JACKOWSKI FEDOROWICZ/CIRIC

L’évangélisation des jeunes

La personnalité du prêtre Karol Wojtyla, sa capacité de parler avec les jeunes, ses sermons attirent beaucoup de personnes. Au fil du temps, les excursions hors de la ville se transforment en voyages dans les montagnes de Bieszczady ou en kayak en Mazurie. Ces expéditions étaient très novatrices pour l’époque. « L’idée est d’être capable de parler de quoi que ce soit, de films, livres, du travail professionnel, de recherches scientifique et de jazz-bands de manière appropriée », expliquait le père Wojtyla.

En 1958, il est nommé évêque. Peu de temps après, il participe activement aux travaux préparatoires pour le Concile Vatican II et au Concile lui-même. Après la mort de l’archevêque Eugeniusz Baziak en 1963, il devient évêque de Cracovie, et quatre ans plus tard, le pape Paul VI le nomme cardinal. Il devient rapidement une autorité de l’Église, philosophe, penseur et théologien connu au-delà des frontières de la Pologne.

Après la mort de Jean-Paul I en septembre 1978, il devient pape le 16 octobre 1978. C’est la première fois depuis 456 ans que le pape élu n’était pas italien !

Saint patron des JMJ

Le jour de l’inauguration de son pontificat, dans son premier discours de la fenêtre du Palais Apostolique, avant la prière de l’Angélus, le Pape Jean-Paul II a lancé un appel urgent aux jeunes: « Vous êtes le futur du monde, vous êtes l’espérance de l’Eglise. Vous êtes mon espérance ». Les jeunes avaient une grande importance pour le pape Jean-Paul II. Il a été l’initiateur et le fondateur de la Journée Mondiale de la Jeunesse. Le 13 avril 2014, le pape François, lors de la messe des Rameaux, l’a nommé saint patron des JMJ.

Jean-Paul II a visité son pays natal à neuf reprises: en 1979, 1983, 1987, 1991, 1995, 1997, 1999 et une dernière en 2002. Chaque fois, il a rencontré les jeunes Polonais, entre autre à la fameuse fenêtre du Pape à Cracovie, rue Franciszkanska 3.

Le pape de la miséricordeCardinal Wojtyla

Ce que l’histoire retiendra également de ce grand pape est son enseignement sur la divine miséricorde. Ainsi ce pardon accordé immédiatement accordé à son agresseur lors de l’attentat du 13 mai 1981. De même, il œuvrera pour faire connaître sa compatriote sœur Faustine (1905-1938) qu’il canonisera le 30 avril 2000 en instituant ce jour là, premier dimanche après Pâques, le « Dimanche de la divine miséricorde ».

Cracovie - la seconde Rome. Les temples et les sanctuaires les plus importants de Cracovie.

La ville de Cracovie est parfois appelée la «seconde Rome» en raison du grand nombre d'églises et de congrégations religieuses. Certains ont une importance extraordinaire pour les catholiques de Pologne.

La cathédrale du Wawel, le lieu de couronnement et de sépulture des rois de Pologne cache dans la partie centrale le tombeau de saint  Stanislas, évêque et martyr, patron de la Pologne. L'église Mariacki sur la place principale Rynek possède l'un des intérieurs le plus  magnifique parmi des intérieurs sacraux de l’Europe. On peut y voir également l'autel gothique de Veit Stoss, le chef-d’oeuvre de sculpture en bois.L‘église "Arche du Seigneur" à Nowa Huta, le quartier industrielle de Cracovie rappelle par sa forme un bâteau. L'église est un témoignage de la foi et de la bataille des Polonais auxquells les autorités communistes ont refusé le droit à son propre temple.La Basilique de la Miséricorde Divine à Cracovie-Łagiewniki qui cache le tombeau de Sainte Faustine Kowalska dans le monastère voisin est un centre mondial du culte de la Miséricorde Divine.

Tous ces temples sont associés à Karol Wojtyła - Saint Jean-Paul II. Notre tour est, par conséquence, un voyage à travers l'histoire de la religiosité des Polonais, l’histoire de la Pologne et à travers l'histoire personnelle de Saint Pape Jean Paul II.

Wadowice - Kalwaria Zebrzydowska - Wieliczka

Transfert à Wadowice - le lieu de naissance de Saint Pape Jean-Paul II. Prière à l'église paroissiale où le futur saint a été baptisé. Visite au musée biographique de Jean-Paul II dans sa maison familiale. 
Transfert à Kalwaria Zebrzydowska. La basilique de Kalwaria Zebrzydowska avec ses 42 chapelles et de petites églises qui l’entourent constitue l'un des lieux les plus importants de pèlerinage en Pologne. Karol Wojtyła s’y était rendu à plusieurs reprises en enfance et ensuite en tant que prêtre, évêque, et enfin en tant que pape. En raison de sa valeur historique Kalwaria Zebrzydowska figure sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. 
Notre prochaine déstination sera la mine de sel de Wieliczka - exemple de l’industrie et de l’art médiévaux, également présente sur la liste de l'UNESCO.

Częstochowa

Voyage à Częstochowa. Monastère des pères Paulins à Jasna Góra – l’un des plus grands sanctuaires mariaux dans le monde et le sanctuaire national des Polonais. On y retrouve l’icône miraculeuse de Notre-Dame de Częstochowa devant laquelle durant les siècles les rois de Pologne et le peuple polonais s’agenouillaient pour prier. En prévision une prière dans la chapelle de l'icône miraculeuse de Notre-Dame de Częstochowa - la Vierge Noire et une messe dans la basilique de Jasna Góra, l'église principale du monastère. Sur le chemin de retour une promenade dans les vestiges impressionnantes d'un château médiéval Ogrodzieniec et un passage à travers les terrains pittoresques du parc national d’Ojców.

Le quartier juif à Cracovie

Pendant des siècles, la Pologne était le plus grand centre juif du monde depuis la Diaspora. Les Juifs vivaient à Cracovie, Kroke en Yiddish, depuis le XIIIème siècle au moins. Avant la Seconde Guerre Mondiale, les Juifs constituaient un quart de la population de la ville. Durant la Seconde Guerre Mondiale, la communauté juive fut presque totalement exterminée par les occupants nazis. Aujourd’hui ce qui rappelle la présence juive, principalement à Kazimierz (ancien quartier juif le mieux conservé d’Europe), ce sont les synagogues, les maisons de prière et les deux cimetières. Le cimetière Remuh est l’un des cimetières les plus intéressants du monde. Les immeubles utilisés par Steven Spielberg dans le film La Liste de Schindler (qui reçut un Oscar) se trouvent toujours sur le site du ghetto. Notre visite vous présentera la culture et les traditions juives ainsi que l’histoire de leur persécution par les Nazis. Nous commençons rue Szeroka, visitons la synagogue Remuh (dernière synagogue qui reste ouverte au culte) et son cimetière du XVIème siècle. Nous visitons également la Synagogue Stara (Ancienne)- majestueux monument de brique où se trouve le musée du Judaïsme. En nous promenant dans les anciennes rues étroites de Kazimierz nous passons par la Synagogue Wysoka (Haute), la Synagogue Isaac et la Synagogue Kupa et rejoignons la Place Nouvelle (ancien centre de commerce de Kazimierz )où se trouve une synagogue néo-romane appelée le Tempel. Nous terminons la première partie de notre visite à la Fondation Judaïque. Après une pause-café, nous allons dans le quartier de Podgórze, lieu du ghetto nazi de 1941 à 1943. Nous allons voir une exposition à la Pharmacie aux Aigles, nous visitons les ruines du ghetto et les bâtiments de l’usine d’Oscar Schindler. Nous retournons dans la vieille ville en tramway.

Les traces de Saint- Jean-Paul II

Départ pour la ville de Wadowice située à cinquante kilomètres de Cracovie - la petite ville où Karol Wojtyła, le futur pape Jean-Paul II, est venu au monde. Visite au musée biographique du Saint Pape dans sa maison familiale, prière à l'église paroissiale où Karol Wojtyla a été baptisé.
Ensuite: transfert au Sanctuaire Marial de Kalwaria tout proche, l'un des lieux les plus importants de pèlerinage en Pologne, l’endroit préféré de Karol Wojtyła où il s’est rendu des dizaines de fois en enfance et tout au long de sa vie. Le sanctuaire, situé dans les alentours pittoresques des montagnes Beskidy comprend une basilique avec l'image miraculeuse de Notre Dame de Kalwaria, 42 petites églises et chapelles formant entre elles des sentiers de Notre-Dame et de Jésus. Le temple figure sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. 
Visite suivante: Sanctuaire de la Divine Miséricorde à Cracovie - Łagiewniki. On y retrouve une basilique moderne consacrée par Jean-Paul II en 2002. Les murs du couvent approximatif des Sœurs de la Congregation de la Miséricorde Divine sont  témoins de la vie et de l’oeuvre de  Saint Soeur Faustine Kowalska – une mystique à qui Jésus avait confié la mission de prêcher le message sur la Miséricorde Divine. Dans les murs du couvent on retrouve aussi la tombe de Soeur Faustine.
Départ pour la ville de Cracovie. Visite de  la cathédrale sur la colline de Wawel, le lieu de couronnement et de sépulture des rois de Pologne. C’est ici que Karol Wojtyla a célébré sa première messe et delaquelle plus tard, comme évêque de Cracovie, il était supérieur. Visite aux appartements privés de l'évêque Wojtyła 21 rue Kanoniczna. Ensuite: église gothique franciscain du XIVe siècle avec l'image de Notre-Dame des Douleurs devant laquelle Karol Wojtyła aimait prier. À la fin  nous verrons le palais des archevêques de Cracovie - la fameuse fenêtre de laquelle Jean-Paul II dialoguait avec les foules des jeunes rassemblés.

Quand Jean-Paul II parlait aux jeunes…

Chaque année, pour la Journée mondiale de la jeunesse, le Pape Jean-Paul II adressait un message aux jeunes du monde. Nous vous proposons quelques extraits de ces messages depuis 1997 – comme une invitation à prendre aujourd’hui le temps de relire et méditer à nouveau l’intégralité de ces messages.

photo D.Fugère | Lumière du Monde

Très chers jeunes, à la fin de l’Année Sainte, je vous confie le signe de cette Année Jubilaire : la Croix du Christ ! Portez-la dans le monde comme signe de l’amour du Seigneur Jésus pour l’humanité et annoncez à tous qu’il n’y a de salut et de rédemption que dans le Christ mort et ressuscité.
(Discours de Jean-Paul II aux jeunes, 22 avril 1984)

Au fil des ans, les Journées Mondiales de la Jeunesse ont donné la preuve qu’il ne s’agissait pas de rites conventionnels mais d’événements providentiels, qu’elles représentaient pour les jeunes des occasions de professer et de proclamer leur foi au Christ, dans une joie grandissante. Ces rencontres leur donnent la possibilité de s’interroger mutuellement sur leurs aspirations les plus intimes, de faire l’expérience de la communion ecclésiale, et de s’engager dans les tâches urgentes de la nouvelle évangélisation. Ils se donnent ainsi la main et forment une ronde immense d’amitié où les couleurs de la peau et des drapeaux nationaux, la variété des cultures et des expériences s’harmonisent dans l’adhésion de foi au Seigneur ressuscité.
(Lettre à l’occasion du séminaire d’études sur les Journées Mondiales de la Jeunesse, 8 mai 1996)

Pourquoi, donc, tant de jeunes se donnent-ils rendez-vous pour le Dimanche des Rameaux ici, à Rome, et dans chaque diocèse ? Certes, les raisons et les circonstances qui peuvent expliquer ce fait sont nombreuses. Mais il semble cependant que la motivation la plus profonde, qui est à la base de toutes les autres, puisse être trouvée dans ce que la liturgie d’aujourd’hui nous révèle : le mystérieux dessein de salut du Père céleste, qui se réalise dans l’abaissement et dans l’exaltation de son Fils unique, Jésus-Christ. C’est là que se trouve la réponse aux interrogations et aux inquiétudes de fond de chaque homme et de chaque femme et, en particulier, des jeunes. (…)
Très chers jeunes, merci de votre participation à cette solennelle liturgie. Le Christ, lors de son entrée à Jérusalem, commence le chemin d’amour et de douleur de la Croix. Tournez-vous vers Lui avec un élan de foi renouvelé. Suivez-le ! Il ne promet pas un bonheur illusoire ; au contraire, afin que vous puissiez atteindre l’authentique maturité humaine et spirituelle, il vous invite à suivre son exemple exigeant, en faisant vôtres ses choix exigeants.
(Dimanche des Rameaux, 6 avril 2000)

Dans l’imposante Cathédrale de Cologne, on vénère la mémoire des Mages, les Sages venus d’Orient, guidés par l’étoile qui les conduisit au Christ. Comme pèlerins, votre chemin vers Cologne commence aujourd’hui. Le Christ vous donne rendez-vous là-bas, pour y célébrer la XXème Journée mondiale de la Jeunesse.

Les Messages de Jean-Paul II pour les Journées mondiales de la jeunesse

Chaque année, pour la Journée mondiale de la jeunesse, le Pape Jean-Paul II adressait un message aux jeunes du monde. Nous vous proposons quelques extraits de ces messages depuis 1997 – comme une invitation à prendre aujourd’hui le temps de relire et méditer à nouveau l’intégralité de ces messages.

XIIe Journée Mondiale de la Jeunesse, 1997 : « Maître, où demeures-tu? Venez et voyez. » (cf. Jn 1,38-39)

photo D. Fugère, Lumière du Monde

Nous vivons dans une époque de grandes transformations : les idéologies qui semblaient devoir résister longtemps à l’usure du temps connaissent un déclin rapide ; dans la planète de nouveaux confins et frontières sont en train de se redessiner. L’humanité se retrouve souvent incertaine, confuse et préoccupée, mais la parole de Dieu ne connaît pas de déclin ; elle parcourt l’histoire et, à l’intérieur des changements de notre temps, elle demeure stable et lumineuse. (…)

Il est vrai : Jésus est un ami exigeant qui indique de hauts sommets et demande de sortir de soi-même pour aller à sa rencontre, en lui confiant toute la vie : « Qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Evangile la sauvera ». Cette proposition peut apparaître difficile et dans certains cas peut même faire peur. Mais – je vous le demande – est-il mieux de se résigner à une vie sans idéaux, à un monde construit à sa propre image et ressemblance, ou plutôt de chercher avec générosité la vérité, le bien, la justice, de travailler pour un monde qui soit le reflet de la beauté de Dieu, même au prix de devoir affronter les épreuves que cela comporte ? Renversez les barrières de la superficialité et de la peur ! (…)

Jésus demeure à côté de vous, dans les frères avec lesquels vous partagez l’existence quotidienne. Son visage est celui des plus pauvres, des marginaux, souvent victimes d’un modèle de développement injuste, qui met le profit à la première place et fait de l’homme un moyen plutôt qu’un but. La maison de Jésus est partout où un homme souffre parce que ses droits ont été niés, ses espoirs trahis, ses angoisses ignorées. C’est là, parmi les hommes, que se trouve la maison du Christ, qui vous demande d’essuyer, en son nom, toute larme et de rappeler à celui qui se sent seul que personne n’est jamais seul si on met en Lui son espérance. (…)
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XIIIe Journée Mondiale de la Jeunesse, 1998 : « L’Esprit Saint vous enseignera tout. » (cf. Jn 14, 26)

L’éducation à la vie chrétienne ne se limite pas à favoriser le développement spirituel de l’individu, même si l’initiation à une vie de prière solide et régulière reste le principe et le fondement de l’édifice. L’intimité avec le Seigneur, lorsqu’elle est authentique, conduit nécessairement à penser, à choisir et à agir comme le Christ a pensé, choisi et agi, en vous mettant à sa disposition pour poursuivre son œuvre salvifique.
Une « vie spirituelle », qui met au contact de l’amour de Dieu et qui définit chez le chrétien l’image de Jésus, peut porter remède à une maladie de notre siècle, sur-développé en ce qui concerne la rationalité technique et sous-développé en ce qui concerne l’attention à l’homme, à ses attentes, à son mystère. Il est urgent de reconstituer un univers intérieur, inspiré et soutenu par l’Esprit, nourri de prière et prédisposé à l’action, de sorte qu’il soit suffisamment fort pour résister aux multiples situations où il faut sauvegarder la fidélité à un projet plutôt que suivre ou se conformer à la mentalité courante. (…)
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XIVe Journée Mondiale de la Jeunesse, 1999 : « Le Père vous aime. » (cf. Jn 16, 27)

À notre époque, l’Église et le monde ont plus que jamais besoin de « missionnaires » qui sachent proclamer cette certitude fondamentale et consolatrice par la parole et par l’exemple. Conscients de cela, vous les jeunes d’aujourd’hui et qui serez les adultes du nouveau millénaire, laissez-vous « former » à l’école de Jésus. Dans l’Église et dans les différents milieux dans lesquels vous vivez, devenez des témoins cré dibles de l’amour du Père ! Rendez-le visible dans vos choix et vos comportements, dans votre manière d’accueillir les personnes et de vous mettre à leur service, dans le respect fidèle de la volonté de Dieu et de ses commandements. (…)

Regardez-vous « à l’intérieur ». Avant d’être contre une loi ou contre une norme morale, le péché est contre Dieu, contre vos frères et contre vous- mêmes. Mettez-vous devant le Christ, Fils unique du Père et modèle de tous ses frères. Lui seul peut nous révéler ce que nous devons être envers le Père, le prochain, la société, pour être en paix avec nous-mêmes. Il nous le révèle à travers l’Évangile, qui est un avec le Christ. La fidélité à l’un est à la mesure de la fidélité à l’autre. (…)

Jésus nous invite à aimer les pauvres car on leur doit une attention particulière précisément en raison de leur vulnérabilité. Ils sont – on le sait – de plus en plus nombreux, même dans les pays dits riches, malgré le fait que les biens de ce monde soient destinés à tous ! Toute situation de pauvreté interpelle la charité chrétienne de chacun. Mais celle-ci doit cependant aussi devenir un engagement social et politique, car le problème de la pauvreté dans le monde dépend de situations concrètes qui doivent être transformées par des hommes et des femmes de bonne volonté, constructeurs de la civilisation de l’amour. Ce sont des « structures de péché » qui ne peuvent être abolies qu’avec la collaboration de tout le monde, la disponibilité à « se perdre » pour l’autre au lieu de l’exploiter, à « le servir » au lieu de l’opprimer.
Chers jeunes, je vous invite particulièrement à prendre des initiatives concrètes de solidarité et de partage aux côtés des plus pauvres et avec eux. Dans vos différents pays, participez généreusement à des projets de fraternité et de solidarité dans lesquels les jeunes sont engagés : ce sera une façon de « rendre » au Seigneur en la personne des pauvres, au moins quelque chose parmi tout ce qu’Il vous a donné, à vous qui avez eu plus de chance. Et cela pourra aussi être l’expression immédiate ment visible d’un choix de fond : celui d’orienter sa vie de manière décisive vers Dieu et ses frères. (…)
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XVe Journée Mondiale de la Jeunesse, 2000 : « Le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous. » (Jn 1,14)

Vous me demanderez : mais aujourd’hui, est-il possible d’être saint ? Si on devait compter sur les seules ressources humaines, l’entreprise apparaîtrait à juste titre impossible. En fait, vous connaissez bien vos succès et vos défaites, et vous savez quels sont les fardeaux qui pèsent sur l’homme, les dangers qui le menacent et les conséquences que provoquent ses péchés. Ainsi vous êtes parfois près du découragement et vous finissez par penser que vous ne pouvez rien changer, ni dans le monde, ni en vous-mêmes.
Si le chemin est dur, nous pouvons tout pourtant en Celui qui est notre Rédempteur. Par conséquent, ne vous tournez pas vers d’autres qui ne soit pas Jésus Christ. Ne cherchez pas ailleurs, ce que Lui seul peut vous donner, puisque « en dehors de lui, il n’y a pas de salut. Et son nom, donné aux hommes, est le seul qui puisse nous sauver ». Avec le Seigneur Jésus, la sainteté – le projet de Dieu pour tous les baptisés – devient réalisable. Comptez sur lui ; croyez à la force invincible de l’Evangile et fondez votre foi sur votre espérance. Jésus marche avec vous, renouvelle votre cœur et vous renforce avec la vigueur de son Esprit.
Jeunes de tous les continents, n’ayez pas peur d’être les saints du nouveau millénaire ! Soyez contemplatifs et aimant de la prière, cohérent avec votre foi et généreux au service de vos frères, membres actifs de l’Eglise et artisans de paix. Pour réaliser cet engageant projet de vie, restez à l’écoute de sa Parole, prenez des forces dans les Sacrements, spécialement de l’Eucharistie et de la Pénitence. Le Seigneur vous veut apôtres intrépides de son Evangile et constructeurs d’une nouvelle humanité. En effet, comment pourriez-vous affirmer croire en Dieu fait homme sans prendre fermement position contre tout ce qui avilit la personne humaine et la famille ? Si vous croyez que le Fils est venu pour révéler l’amour du Père à toute créature, vous ne pouvez pas ne pas mettre chaque effort pour contribuer à l’édification d’un monde nouveau, fondé sur la puissance de l’amour et du pardon, sur la lutte contre toute injustice, toute misère physique, morale, spirituelle, sur l’engagement de mettre la politique, l’économie, la culture et la technologie au service de l’homme et de son développement intégral. (…)

C’est aussi à vous, jeunes hommes et jeunes femmes, qui serez les adultes du prochain siècle, qu’est confié le « Livre de la Vie » que dans la nuit de Noël de cette année, le Pape passant en premier le seuil de la Porte Sainte, montrera à l’Eglise et au monde comme source de vie et d’espérance pour le troisième millénaire. Que l’Evangile devienne votre trésor le plus précieux : dans l’étude attentive et l’accueil généreux de la Parole du Seigneur, vous trouverez la nourriture et la force pour la vie quotidienne et vous pourrez y puiser les raisons pour continuer dans un engagement renouvelé l’édification de la civilisation de l’amour. (…)
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XVIe Journée Mondiale de la Jeunesse, 2001 : « Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se renie lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive. » (Lc 9, 23)

Chers jeunes, ne soyez pas surpris si, au début du troisième millénaire, le Pape vous montre une fois encore la croix comme chemin de vie et de bonheur authentique. L’Eglise croit et confesse depuis toujours que seule la croix du Christ est porteuse du salut.
Une culture largement répandue de l’éphémère, qui accorde de la valeur à ce qui plaît et semble beau, voudrait faire croire que, pour être heureux, il faut éviter la croix. Comme idéal, on présente un succès facile, une carrière rapide, une sexualité séparée du sens des responsabilités et, finalement, une existence centrée sur l’affirmation de soi, souvent sans respect des autres.
Mais ouvrez bien vos yeux, chers jeunes : ce n’est pas là le chemin qui fait vivre, mais le sentier qui plonge dans la mort. Jésus nous dit : « Qui veut en effet sauver sa vie la perdra, mais qui perdra sa vie à cause de moi, celui-là la sauvera ». Jésus ne nous laisse pas dans l’illusion : « Que sert donc à l’homme de gagner le monde entier, s’il se perd ou se ruine lui-même ? » Par la vérité de ses paroles, qui retentissent durement mais qui remplissent le cœur de paix, Jésus nous révèle le secret de la vie authentique. (…)
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XVIIe Journée Mondiale de la Jeunesse, 2002 : « Vous êtes le sel de la terre… Vous êtes la lumière du monde. »(Mt 5, 13-14)

Découvrez vos racines chrétiennes, apprenez l’histoire de l’Église, approfondissez votre connaissance de l’héritage spirituel qui vous a été transmis, suivez les témoins et les maîtres qui vous ont précédés ! C’est seulement en restant fidèles aux commandements de Dieu, à l’alliance que le Christ a scellée par son sang versé sur la Croix, que vous pourrez être les apôtres et les témoins du nouveau millénaire. (…)

Dans le contexte actuel de sécularisation, dans lequel bon nombre de nos contemporains pensent et vivent comme si Dieu n’existait pas ou sont attirés par des formes de religiosité irrationnelles, il est nécessaire que vous précisément, chers jeunes, vous réaffirmiez que la foi est une décision personnelle qui engage toute l’existence. Que l’Évangile soit le grand critère qui guide les choix et les orientations de votre vie ! Vous deviendrez ainsi des missionnaires par vos gestes et vos paroles et, là où vous travaillez et où vous vivez, vous serez des signes de l’amour de Dieu, des témoins crédibles de la présence amoureuse du Christ. (…)

Oui, c’est l’heure de la mission ! Dans vos diocèses et dans vos paroisses, dans vos mouvements, associations et communautés, le Christ vous appelle, l’Église vous accueille comme maison et école de communion et de prière. Approfondissez l’étude de la Parole de Dieu et laissez-la éclairer votre intelligence et votre cœur ! Puisez votre force dans la grâce sacramentelle de la Réconciliation et de l’Eucharistie ! Fréquentez le Seigneur dans ce « cœur à cœur » qu’est l’adoration eucharistique ! Jour après jour, vous recevrez un nouvel élan qui vous permettra de réconforter ceux qui souffrent et de porter la paix au monde. Elles sont si nombreuses les personnes blessées par la vie, exclues du développement économique, sans toit, sans famille ou sans travail ; beaucoup se perdent dans de fausses illusions ou ont abandonné toute espérance. Contemplant la lumière qui resplendit sur la face du Christ ressuscité, apprenez à votre tour à vivre « comme fils de la lumière, des fils du jour », manifestant à tous que « la lumière produit ce qui est bonté, justice et vérité » ! (…)
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XVIIIe Journée Mondiale de la Jeunesse, 2003 : « Voici ta Mère ! » (Jn 19, 27)

Chers jeunes, vous le savez bien : le christianisme n’est pas une simple opinion et il ne consiste pas en de vaines paroles. Le christianisme, c’est le Christ ! Il est une Personne, Il est le Vivant ! Rencontrer Jésus, l’aimer et le faire aimer : telle est la vocation chrétienne. Marie vous est donnée pour vous aider à entrer dans une relation plus vraie, plus personnelle avec Jésus. Par son exemple, Marie vous enseigne à poser un regard d’amour sur Lui qui, le premier, nous a aimés. Par son intercession, elle modèle en vous un cœur de disciples capables de se mettre à l’écoute de son Fils, qui révèle le visage authentique du Père et la véritable dignité de l’homme. (…)

Chers jeunes, Jésus seul connaît votre cœur, vos désirs les plus profonds. Lui seul, qui vous a aimés jusqu’à la mort, est capable de combler vos aspirations. Ses paroles sont des paroles de vie, des paroles qui donnent un sens à la vie. Personne d’autre que le Christ pourra vous donner le vrai bonheur. A l’exemple de Marie, sachez Lui dire un “oui” inconditionnel. Il ne doit pas y avoir de place pour l’égoïsme et pour la paresse dans votre existence. Plus que jamais, il est urgent que vous soyez les “sentinelles du matin”, les guetteurs qui annoncent à l’humanité les premiers feux de l’aurore et le nouveau printemps de l’Evangile que l’on voit déjà poindre. L’humanité a un impérieux besoin du témoignage de jeunes libres et courageux qui osent aller à contre-courant et proclamer avec force et enthousiasme leur foi en Dieu, Seigneur et Sauveur. (…)
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XIXe Journée Mondiale de la Jeunesse, 2004 : « Nous voulons voir Jésus. » (Jn 12,21)

Vous le sentez au fond de votre cœur : tous les biens de la terre, toutes les réussites professionnelles, même l’amour humain dont vous rêvez, ne pourront jamais satisfaire pleinement vos attentes les plus intimes et les plus profondes. Seule la rencontre avec Jésus pourra donner son vrai sens à votre vie : « Tu nous as faits pour toi, Seigneur, et notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose en toi », a écrit saint Augustin. Ne vous laissez pas détourner de cette quête. Persévérez, car ce qui est en jeu, c’est la pleine réalisation de vous-même et votre joie. (…)

Chers jeunes, voulez-vous, vous aussi, contempler la beauté de ce Visage ? Voilà la question que je vous pose en cette Journée Mondiale de la Jeunesse de l’année 2004. Ne répondez pas trop vite. Tout d’abord, faites le silence en vous. Laissez émerger du fond du cœur cet ardent désir de voir Dieu, un désir parfois étouffé par les bruits du monde et par les séductions des plaisirs. Laissez émerger ce désir et vous ferez l’expérience merveilleuse de la rencontre avec Jésus. Le christianisme n’est pas simplement une doctrine ; c’est une rencontre dans la foi avec Dieu qui s’est fait présent dans notre histoire par l’incarnation de Jésus. (…)

Jésus nous parle le langage merveilleux du don de soi et de l’amour jusqu’au sacrifice de sa vie. Est-ce un discours facile ? Non, vous le savez ! L’oubli de soi n’est pas facile ; il détourne de l’amour possessif et narcissique pour ouvrir l’homme à la joie de l’amour qui se donne. Cette école eucharistique de liberté et de charité apprend à dépasser les émotions superficielles pour s’enraciner fermement dans ce qui est vrai et bon ; elle délivre du repliement sur soi pour disposer à s’ouvrir aux autres, elle enseigne à passer d’un amour affectif à un amour effectif. Car aimer, ce n’est pas seulement un sentiment ; c’est un acte de volonté qui consiste à préférer de manière constante le bien de l’autre à son propre bien : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis ». (…)
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XXe Journée Mondiale de la Jeunesse, 2005 : « Nous sommes venus l’adorer. » (Mt 2, 2)

Chers jeunes, vous aussi, offrez au Seigneur l’or de votre existence, c’est-à-dire votre liberté pour le suivre par amour, en répondant fidèlement à son appel ; faites monter vers lui l’encens de votre prière ardente, à la louange de sa gloire; offrez-lui la myrrhe, c’est-à-dire votre affection pleine de gratitude envers lui, vrai Homme, qui nous a aimés jusqu’à mourir comme un malfaiteur sur le Golgotha. (…)

Jeunes, ne cédez pas aux illusions mensongères et aux modes éphémères, qui laissent souvent un tragique vide spirituel ! Refusez les séductions de l’argent, de la société de consommation et de la violence sournoise qu’exercent parfois les médias.
L’adoration du vrai Dieu constitue un authentique acte de résistance contre toute forme d’idolâtrie. Adorez le Christ : Il est le Rocher sur lequel bâtir votre avenir, ainsi qu’un monde plus juste et plus solidaire. Jésus est le Prince de la paix, la source du pardon et de la réconciliation, qui peut rendre frères tous les membres de la famille humaine. (…)

Tant de nos contemporains ne connaissent pas encore l’amour de Dieu ou cherchent à remplir leur cœur de succédanés insignifiants. Il est donc urgent d’être des témoins de l’amour contemplé dans le Christ. L’invitation à participer à la Journée Mondiale de la Jeunesse s’adresse également à vous, chers amis qui n’êtes pas baptisés ou qui ne vous reconnaissez pas dans l’Église. N’avez-vous pas, vous aussi, soif d’Absolu ? N’êtes-vous pas en quête de « quelque chose » qui donne sens à votre existence ? Tournez-vous vers le Christ et vous ne serez pas déçus. (…)

Le Pape Jean Paul II à Lourdes : « Écoutez d’abord, vous les jeunes, vous qui cherchez une réponse capable de donner sens à votre vie.

Lors de son homélie, prononcée à Lourdes à l’occasion de la fête de l’Assomption 2004, Jean Paul II a déployé le sens de l’Immaculée Conception de la Vierge et adressé, entre autres, un appel aux jeunes et aux femmes du monde, « sentinelles de l’invisible »

© David Fugère – Lumière du Monde

 » ‘Que soy era Immaculada Councepciou’. Les paroles que Marie adressa à Bernadette le 25 mars 1858 résonnent avec une intensité toute particulière en cette année au cours de laquelle l’Église célèbre le cent cinquantième anniversaire de la définition solennelle du dogme proclamé par le Bienheureux Pie IX dans la Constitution apostolique Ineffabilis Deus.
J’ai vivement désiré accomplir ce pèlerinage à Lourdes pour rappeler un événement qui continue à rendre gloire à la Trinité une et indivise. La conception immaculée de Marie est le signe de l’amour gratuit du Père, l’expression parfaite de la rédemption accomplie par le Fils, le point de départ d’une vie totalement disponible à l’action de l’Esprit.

Sous le regard maternel de la Vierge, je vous salue tous cordialement, chers Frères et Soeurs venus à la grotte de Massabielle pour chanter les louanges de Celle que toutes les générations proclament bienheureuse (cf. Lc 1,48).
Je salue en particulier les pèlerins français et leurs évêques, notamment Monseigneur Jacques Perrier, Évêque de Tarbes et Lourdes, que je remercie pour les aimables paroles qu’il m’a adressées au début de cette célébration.
Je salue monsieur le Ministre de l’Intérieur, qui représente ici le gouvernement français, ainsi que les autres personnes qui font partie des autorités civiles et militaires présentes.
Ma pensée affectueuse rejoint aussi tous les pèlerins venus ici de diverses parties de l’Europe et du monde, et tous ceux qui sont unis spirituellement à nous par la radio et la télévision. Je vous salue avec une particulière affection, chers malades, qui êtes venus dans ce lieu béni pour chercher soulagement et espérance. Que la Vierge sainte vous fasse percevoir sa présence et qu’elle réconforte vos coeurs !

« En ces jours-là, Marie se mit en route rapidement vers une ville de la montagne… » (Lc 1, 39). Les paroles du récit évangélique nous font percevoir avec les yeux du coeur la jeune fille de Nazareth en chemin vers la « ville de Judée » où demeurait sa cousine, pour lui offrir ses services. Ce qui nous touche avant tout en Marie, c’est son attention pleine de tendresse envers sa parente âgée. C’est un amour concret qui ne se limite pas à des paroles de compréhension mais qui s’engage personnellement dans une véritable assistance. À sa cousine, la Vierge ne donne pas simplement quelque chose qui lui appartient ; elle se donne elle-même, sans rien demander en retour. Elle a parfaitement compris que, plus qu’un privilège, le don reçu de Dieu est un devoir, qui l’engage envers les autres dans la gratuité qui est le propre de l’amour.

« Mon âme exalte le Seigneur… » (Lc 1, 46). Lors de sa rencontre avec Élisabeth, les sentiments de Marie jaillissent avec force dans le cantique du Magnificat. Par ses lèvres s’expriment l’attente pleine d’espérance des « pauvres du Seigneur » ainsi que la conscience de l’accomplissement des promesses, parce que Dieu « s’est souvenu de son amour » (cf. Lc 1, 54).
C’est précisément de cette conscience que jaillit la joie de la Vierge Marie, qui transparaît dans l’ensemble du cantique : joie de se savoir « regardée » par Dieu malgré sa « faiblesse » (cf. Lc 1, 48) ; joie en raison du « service » qu’il lui est possible de rendre, grâce aux « merveilles » auxquelles l’a appelée le Tout-Puissant (cf. Lc 1, 49) ; joie pour l’avant-goût des béatitudes eschatologiques, réservées aux « humbles » et aux « affamés » (cf. Lc 1, 52-53).
Après le Magnificat vient le silence ; rien n’est dit des trois mois de la présence de Marie aux côtés de sa cousine Élisabeth. Ou peut-être il nous est dit la chose la plus importante : le bien ne fait pas de bruit, la force de l’amour s’exprime dans la tranquille discrétion du service quotidien.

Par ses paroles et par son silence, la Vierge Marie nous apparaît comme un modèle sur notre chemin. C’est un chemin qui n’est pas aisé : par la faute de ses premiers parents, l’humanité porte en elle la blessure du péché, dont les conséquences continuent encore à se faire sentir chez les rachetés. Mais le mal et la mort n’auront pas le dernier mot !
Marie le confirme par toute son existence, en tant que témoin vivant de la victoire du Christ, notre Pâque.
Les fidèles l’ont compris. C’est pourquoi ils accourent en foule près de la grotte, pour écouter les avertissements maternels de la Vierge, reconnaissant en elle « la femme revêtue de soleil » (Ap 12, 1), la Reine qui resplendit près du trône de Dieu (cf. Psaume responsorial) et intercède en leur faveur.

Aujourd’hui, l’Église célèbre la glorieuse Assomption au Ciel de Marie avec son corps et son âme. Les deux dogmes de l’Immaculée Conception et de l’Assomption sont intimement liés. Ils proclament tous deux la gloire du Christ Rédempteur et la sainteté de Marie, dont la destinée humaine est dès à présent parfaitement et définitivement réalisée en Dieu.
« Quand je serai allé vous préparer une place, je reviendrai vous prendre avec moi ; et là où je suis, vous y serez aussi », nous a dit Jésus (Jn 14, 3).
Marie est le gage de l’accomplissement de la promesse du Christ. Son Assomption devient pour nous « un signe d’espérance assurée et de consolation » (Lumen gentium, n. 68).

Chers Frères et Soeurs ! De la grotte de Massabielle, la Vierge Immaculée nous parle à nous aussi, chrétiens du troisième millénaire. Mettons-nous à son écoute !
Écoutez d’abord, vous les jeunes, vous qui cherchez une réponse capable de donner sens à votre vie. Vous pouvez la trouver ici. C’est une réponse exigeante, mais c’est la seule réponse qui vaut. En elle, réside le secret de la vraie joie et de la paix.
De cette grotte, je vous lance un appel spécial à vous, les femmes. En apparaissant dans la grotte, Marie a confié son message à une fille, comme pour souligner la mission particulière qui revient à la femme, à notre époque tentée par le matérialisme et par la sécularisation : être dans la société actuelle témoin des valeurs essentielles qui ne peuvent se percevoir qu’avec les yeux du coeur. À vous, les femmes, il revient d’être sentinelles de l’Invisible ! À vous tous, frères et soeurs, je lance un appel pressant pour que vous fassiez tout ce qui est en votre pouvoir pour que la vie, toute vie, soit respectée depuis la conception jusqu’à son terme naturel. La vie est un don sacré, dont nul ne peut se faire le maître.
La Vierge de Lourdes a enfin un message pour tous : le voici : soyez des femmes et des hommes libres ! Mais rappelez-vous : la liberté humaine est une liberté marquée par le péché. Elle a besoin elle aussi d’être libérée. Christ en est le libérateur, Lui qui « nous a libérés pour que nous soyons vraiment libres » (Ga 5, 1). Défendez votre liberté !
Chers Amis, pour cela nous savons que nous pouvons compter sur Celle qui, n’ayant jamais cédé au péché, est la seule créature parfaitement libre. C’est à elle que je vous confie. Marchez avec Marie sur les chemins de la pleine réalisation de votre humanité ! »

La fête de ta Maman

Lyon 2017

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19 października 2017

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« Pologne terre de mes ancêtres » Mr Michel Chylinski - le mardi en direct à 15h30 

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